Elle danse entre son métier et sa famille

Charlène Legentilhomme, professeure professionnelle de danse, mariée et mère d’un petit garçon.

Quelles raisons vous ont poussée à faire ce métier ?

C’est un métier de passion que j’ai la chance de pouvoir faire. J’ai commencé la danse à l’âge de 8 ans à Saint-Gildas-des-Bois, au côté de Floriane Mahé. C’est elle qui m’a donné le goût pour la danse. Elle est aujourd’hui mon élève au sein de l’association de Pontchâteau. Elle m’a mise en garde sur les difficultés et la rigueur que demande cette profession.

Quelles formations pour être professeure de danse ?

Il faut avoir le diplôme d’État (classique, jazz ou contemporain.) Pour ma part j’ai choisi de me tourner vers le jazz. Après le collège, je suis entrée en formation danse étude au lycée la Perverie à Nantes. Je faisais environ 8 heures de danse par semaine. Après mon bac général, je suis entrée en formation à Nantes chez Adeline Miller, puis à Vichy, à l’Espace Pléiade où j’ai intégré la formation à la scène pendant deux ans aux côtés de professeurs de renom comme Raza Hammadi, Sadok Kechana et Kada Godbane. Je pratiquais la danse classique et jazz à raison de 25 heures par semaine. J’ai eu la chance de danser, pour les 20 ans de la compagnie Résonnance, dans la pièce Boom-Boom de Robert North. J’ai obtenu mon EAT jazz en juin 2009.

Où travaillez-vous ?

J’ai obtenu mon diplôme en 2010 et la chance d’enseigner aussitôt au sein de Danse Attitude. Je donne des cours, 20 h 30 par semaine. Le temps plein d’un professeur de danse est de 24 heures. Il y a maintenant 7 ans que je travaille à Pontchâteau. C’est mon premier emploi, je suis donc très attachée à l’association ainsi qu’aux élèves que j’ai pour la plupart depuis leurs plus jeunes âges. Et que je vois évoluer au fil des années. Cette année a été d’ailleurs riche en émotion. Un groupe d’élève a participé au concours de la Fédération française de danse. Elles sont sélectionnées pour le national de Montluçon, en juillet. J’aime avoir des projets avec mes élèves en dehors des cours afin qu’ils puissent s’épanouir sur scène et dans leur danse.

Mon métier est très prenant suivant les projets mis en place. Il faut s’organiser de façon à concilier les deux et s’épanouir aussi bien dans sa vie professionnelle que familiale.